Après un accident grave, certaines victimes perdent tout ou partie de leur autonomie.
Les gestes du quotidien deviennent plus difficiles, voire impossibles sans assistance.
Dans ces situations, la question de l’aide humaine — appelée “tierce personne” — est centrale.
Elle constitue souvent l’un des postes les plus importants dans l’indemnisation.
Qu’est-ce que la tierce personne ?
La tierce personne correspond à l’assistance nécessaire pour accomplir les actes de la vie quotidienne :
- se lever, se laver, s’habiller
- se déplacer
- préparer les repas
- gérer les tâches domestiques
Cette aide peut être :
- partielle ou totale
- temporaire ou définitive
Dans les situations les plus graves, elle peut être nécessaire à vie.
Un enjeu majeur dans les dossiers graves
Dans les dossiers impliquant un handicap ou une perte d’autonomie, l’aide humaine représente souvent un enjeu déterminant.
En effet, son coût est évalué :
- sur la base d’un nombre d’heures quotidiennes
- sur plusieurs années, voire sur toute une vie
Une différence de quelques heures par jour peut représenter des montants très importants à long terme.
Comment est évaluée la tierce personne ?
L’évaluation repose principalement sur l’expertise médicale.
Elle doit déterminer :
- les besoins réels de la victime
- leur fréquence
- leur évolution dans le temps
Cette étape est essentielle, car elle conditionne directement le montant de l’indemnisation.
Les erreurs fréquentes
Dans la pratique, plusieurs difficultés sont régulièrement constatées :
- une sous-évaluation du nombre d’heures nécessaires
- une confusion entre aide familiale et aide professionnelle
- l’absence de prise en compte de l’évolution de l’état de santé
Ces erreurs peuvent conduire à une indemnisation insuffisante.
Une évaluation qui doit être anticipée
L’aide humaine ne doit pas être évaluée uniquement au moment présent.
Elle doit intégrer :
- l’évolution possible des séquelles
- le vieillissement
- les besoins futurs
Dans les dossiers les plus sérieux, l’enjeu est d’anticiper sur toute une vie.
Le rôle de l’avocat
Dans ce type de dossier, l’avocat intervient pour :
- analyser l’évaluation proposée
- identifier les sous-estimations
- structurer le dossier autour des besoins réels
L’objectif est d’obtenir une indemnisation cohérente avec la réalité du quotidien.
Dans les situations impliquant une perte d’autonomie, l’aide humaine ne peut être approximative.
Elle doit être évaluée avec précision, car elle conditionne directement la qualité de vie future de la victime.
Une analyse approfondie permet d’éviter une sous-indemnisation aux conséquences durables.