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Avocat en cas de morsure de chien

Une attaque canine peut provoquer des blessures particulièrement marquantes : cicatrices visibles, plaies profondes, atteinte du visage, douleurs persistantes ou traumatisme psychologique durable. Les enfants sont souvent les premières victimes de ce type d’accident et les conséquences peuvent se prolonger pendant plusieurs années.

Dans de nombreux dossiers, les difficultés apparaissent rapidement : assurance qui conteste les circonstances, minimisation des cicatrices, désaccord sur les séquelles ou absence d’assurance du propriétaire du chien.

Le propriétaire du chien est-il responsable ?

L’article 1243 du Code civil prévoit que le propriétaire d’un animal répond des dommages causés par celui-ci.

La victime n’a pas à démontrer une faute particulière. Il suffit d’établir que les blessures résultent de l’attaque du chien.

Dans la majorité des situations, le dossier est pris en charge par l’assurance responsabilité civile du propriétaire.

Des difficultés peuvent toutefois apparaître lorsque :

  • le propriétaire n’est pas assuré ;
  • le chien n’a pas été identifié ;
  • les circonstances sont contestées ;
  • l’assurance invoque une faute de la victime ;
  • plusieurs personnes étaient présentes au moment de l’attaque

Chaque situation nécessite une analyse précise afin d’identifier les recours possibles.

Morsure au visage : des conséquences souvent sous-évaluées

Les blessures au visage entraînent fréquemment des conséquences importantes, en particulier chez les enfants.

Certaines victimes doivent faire face à :

  • des cicatrices visibles ;
  • plusieurs interventions de chirurgie réparatrice ;
  • des soins dermatologiques prolongés ;
  • une gêne sociale durable ;
  • une perte de confiance ;
  • des troubles anxieux ou un évitement social

L’impact d’une cicatrice ne dépend pas uniquement de sa taille. Son emplacement, sa visibilité ou l’âge de la victime jouent également un rôle important dans l’évaluation du préjudice.

Les conséquences psychologiques d’une attaque canine sont également fréquentes : peur des chiens, troubles du sommeil, anxiété ou appréhension persistante lors des sorties.

Comment les assurances évaluent-elles une morsure de chien ?

Après consolidation médicale, différents postes de préjudice peuvent être discutés :

  • douleurs subies ;
  • cicatrices et atteinte esthétique ;
  • gêne fonctionnelle ;
  • conséquences psychologiques ;
  • frais médicaux ;
  • pertes de revenus ;
  • préjudice scolaire chez l’enfant

Dans les dossiers les plus importants, une expertise médicale contradictoire permet d’obtenir une évaluation plus précise des séquelles conservées et des soins futurs éventuels.

Les cicatrices du visage et les répercussions psychologiques sont souvent discutées par les assurances, ce qui rend l’évaluation médicale particulièrement importante.

Quelles démarches après une attaque canine ?

Après une morsure, il est important de conserver rapidement les éléments utiles au dossier :

  • certificat médical initial ;
  • photographies des blessures ;
  • coordonnées des témoins ;
  • échanges avec l’assurance ;
  • justificatifs des soins et dépenses engagées ;
  • éventuel dépôt de plainte ou signalement.

Lorsque l’état de santé n’est pas stabilisé, une expertise peut être organisée afin d’évaluer l’évolution des cicatrices et les conséquences durables de l’attaque.

Propriétaire non assuré : recours devant la CIVI

Lorsque le propriétaire du chien n’est pas assuré ou qu’aucune indemnisation effective ne peut être obtenue, une procédure devant la CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions) peut parfois être envisagée.

L’intervention de la CIVI dépend notamment de la gravité des blessures et des circonstances de l’attaque.

Ce recours peut être étudié en présence :

  • de cicatrices importantes ;
  • d’une hospitalisation ;
  • d’une incapacité permanente ;
  • de séquelles psychologiques durables ;
  • d’une atteinte importante du visage.

Le Fonds de Garantie des Victimes peut alors intervenir sous certaines conditions afin d’assurer l’indemnisation de la victime.

Enfant victime d’une morsure de chien

Les attaques impliquant des enfants nécessitent une attention particulière.

Les cicatrices peuvent évoluer avec la croissance et certaines conséquences psychologiques apparaissent plusieurs mois après l’accident.

Une évaluation trop précoce ne permet pas toujours d’apprécier correctement l’impact définitif des blessures, notamment lorsqu’une chirurgie réparatrice reste envisagée.

Pourquoi l’expertise médicale est essentielle

Les conclusions médicales retenues après une morsure de chien influencent directement l’évaluation des cicatrices, des douleurs conservées et des répercussions psychologiques.

Une expertise sérieuse permet notamment d’apprécier :

  • l’évolution des cicatrices ;
  • les besoins de chirurgie réparatrice ;
  • les conséquences psychologiques ;
  • l’impact esthétique définitif ;
  • les éventuelles limitations fonctionnelles.

Une évaluation insuffisante peut conduire à une indemnisation qui ne reflète pas les conséquences réelles de l’attaque.