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Une attaque canine peut provoquer des blessures particulièrement marquantes : cicatrices visibles, plaies profondes, atteinte du visage, douleurs persistantes ou traumatisme psychologique durable. Les enfants sont souvent les premières victimes de ce type d’accident et les conséquences peuvent se prolonger pendant plusieurs années.
Dans de nombreux dossiers, les difficultés apparaissent rapidement : assurance qui conteste les circonstances, minimisation des cicatrices, désaccord sur les séquelles ou absence d’assurance du propriétaire du chien.
L’article 1243 du Code civil prévoit que le propriétaire d’un animal répond des dommages causés par celui-ci.
La victime n’a pas à démontrer une faute particulière. Il suffit d’établir que les blessures résultent de l’attaque du chien.
Dans la majorité des situations, le dossier est pris en charge par l’assurance responsabilité civile du propriétaire.
Des difficultés peuvent toutefois apparaître lorsque :
Chaque situation nécessite une analyse précise afin d’identifier les recours possibles.
Les blessures au visage entraînent fréquemment des conséquences importantes, en particulier chez les enfants.
Certaines victimes doivent faire face à :
L’impact d’une cicatrice ne dépend pas uniquement de sa taille. Son emplacement, sa visibilité ou l’âge de la victime jouent également un rôle important dans l’évaluation du préjudice.
Les conséquences psychologiques d’une attaque canine sont également fréquentes : peur des chiens, troubles du sommeil, anxiété ou appréhension persistante lors des sorties.
Après consolidation médicale, différents postes de préjudice peuvent être discutés :
Dans les dossiers les plus importants, une expertise médicale contradictoire permet d’obtenir une évaluation plus précise des séquelles conservées et des soins futurs éventuels.
Les cicatrices du visage et les répercussions psychologiques sont souvent discutées par les assurances, ce qui rend l’évaluation médicale particulièrement importante.
Après une morsure, il est important de conserver rapidement les éléments utiles au dossier :
Lorsque l’état de santé n’est pas stabilisé, une expertise peut être organisée afin d’évaluer l’évolution des cicatrices et les conséquences durables de l’attaque.
Lorsque le propriétaire du chien n’est pas assuré ou qu’aucune indemnisation effective ne peut être obtenue, une procédure devant la CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions) peut parfois être envisagée.
L’intervention de la CIVI dépend notamment de la gravité des blessures et des circonstances de l’attaque.
Ce recours peut être étudié en présence :
Le Fonds de Garantie des Victimes peut alors intervenir sous certaines conditions afin d’assurer l’indemnisation de la victime.
Les attaques impliquant des enfants nécessitent une attention particulière.
Les cicatrices peuvent évoluer avec la croissance et certaines conséquences psychologiques apparaissent plusieurs mois après l’accident.
Une évaluation trop précoce ne permet pas toujours d’apprécier correctement l’impact définitif des blessures, notamment lorsqu’une chirurgie réparatrice reste envisagée.
Les conclusions médicales retenues après une morsure de chien influencent directement l’évaluation des cicatrices, des douleurs conservées et des répercussions psychologiques.
Une expertise sérieuse permet notamment d’apprécier :
Une évaluation insuffisante peut conduire à une indemnisation qui ne reflète pas les conséquences réelles de l’attaque.